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Τετάρτη, 29 Ιουλίου 2020

LUDMILLA « PEINTRE DE LUMIERE » SUR LE BALCON

LUDMILLA « PEINTRE DE LUMIERE »
SUR LE BALCON

RESUME

L’auteur passe sa petite enfance peu avant la deuxième guerre mondiale chez ses grands-parents maternels à la campagne en Ukraine. A l’âge de quatre ans elle contracte une polio, d’abord ignorée puis mal soignée ( opération à vif) qui la laisse infirme pour la vie entière. 

En 1941, elle a environ six ans lorsque l’armée allemande envahit l’Ukraine. Sa mère et elle sont internées en Allemagne au camp de concentration d'Auchwitz.  Après de nombreuses péripéties, dont les souvenirs sont fragmentaires, sa mère trouve un travail d’aide-soignante en hôpital en Allemagne.
Un jour de bombardement, Ludmilla assise sur le balcon les jambes pendantes, y assiste comme à un feu d'artifice. C'est alors qu'un médecin allemand, le docteur Müller, touché par l'enfant et sa mère les prend en affection.  L’hôpital est déplacé à Dresden où elles subissent le terrible bombardement de février 45.

Plusieurs mois après, on les retrouve au sud de l’Allemagne. Un jour qu'elle avait laissé Ludmilla seule, sa mère est enlevée en voiture par le NKVD. Celui-ci veut renvoyer en URSS tous les ressortissants soviétiques dispersés en Europe. Elle risque le camp de concentration en Russie. Courageusement elle saute de la voiture en marche et leur échappe. 

Peu après elle rencontre un bel aviateur qui lui fait la cour. Elle l'épouse et se protège par là même de tout enlèvement. Après quelque temps en Allemagne les voici rentrées en France. La jeune Ludmilla apprend le français et est normalement scolarisée. A sa majorité, enfin indépendante et libre, elle rencontre son mari, qui deviendra plus tard le Père Nicolas, prêtre orthodoxe. Le couple eut deux enfants : Marie-Noëlle et Jean-Baptiste.

Les premiers contacts de Ludmilla avec l’icône datent de sa petite enfance en Ukraine. Sa grand-mère entretenait un coin de prière et lui lisait la Bible. Ensuite en camp de concentration elle a été initiée à l'écriture de l'icône par un vieux moine. En France elle rencontre le père Eugraph Kovalevsky, qui l’encourage à peindre les icônes, l’initie à la fresque. Elle travaille avec les plus grands iconographes en France : Léonid Ouspensky, et le moine Grégoire Krug. Puis elle fonde à Paris un centre d'iconographie qui deviendra l'Atelier Saint-Jean Damascène.   

A la fin des années 77 l'Atelier s’établit dans le Vercors à Saint Jean en Royans. L'atelier prend alors un essor important et devient une référence dans le monde chrétien. Cet atelier a la particularité de lier l’enseignement de la peinture d’icône avec la prière et les offices orthodoxes. Cela devient une sorte d’apostolat. Orienté vers l’œcuménisme l'atelier reçoit des stagiaires orthodoxes, catholiques, voire protestants ou même se disant non croyants. Concevoir l’icône comme un chemin spirituel. 

La vie de l'atelier est d'une grande richesse : un accueil largement ouvert, l'enseignement rigoureux du dessin, de la richesse symbolique de l'icône, la pratique de l'ascèse nécessaire à qui veut représenter l'invisible, le combat spirituel, la découverte à travers la beauté de la transcendance divine...  
En outre Ludmilla aborde grand nombre de sujets : de la différence entre les traditions russes et grecques, de la théologie de l'image, des icônes déviantes et hétérodoxes, de la difficulté occidentale d'entrer dans la vénération de l'icône, de l'art sacré dans l'église de Rome, différence entre le peintre d'icône et l'artiste peintre  En outre elle aborde des sujets plus personnels tels que sa façon de vivre le handicap, le rôle difficile de la femme de prêtre, son rapport au monde angélique et sa relation avec les saints… 

Outre l'enseignement pratique sur la planche, l'Atelier a proposé des pèlerinages très divers dans de hauts lieux iconographiques : Jérusalem, le mont Sinaï, Chypre, la Trinité Saint-Serge, le monastère des grottes de Kiev, qui chaque fois donnèrent des rencontres iconographiques enrichissantes que rapporte Ludmilla.

Devenus adulte les deux enfants participent pleinement à la vie de l'atelier. Marie-Noëlle après l’écoles des Beaux-arts de Valence part à Ravenne pour apprendre la mosaïque. Jean-Baptiste va en Russie y étudie l’iconographie auprès du père Zénon à Pskov, un des initiateurs du renouveau de l'iconographie russe. 

Pendant l'un de ses séjours en Russie, Jean-Baptiste recherche la trace de la famille. Ludmilla apprend alors à un âge avancé que son père a survécu par miracle à la guerre et décéda en 1976. Elle apprend également que son petit frère, Vladimir, parti vivre en Estonie, mort en 1991, avait eu une fille et deux petits-enfants qu'elle invitera plus tard en France. 

Hélas la maladie l'envahit, peu à peu elle perd l'usage de la parole, lentement la paralysie remonte vers le cœur... Parfaitement lucide elle se détache peu à peu. Les derniers mots du manuscrit : 
« Ma vie parsemée d'obstacles a cependant eu un bel entracte de plusieurs décennies. Et voilà qu'il est de nouveau question de guerre en Ukraine et que le monde entier est en émoi. »

Toute la vie de Ludmilla est un témoignage constant de la Croix et de la Résurrection. Elle fut parmi ceux à qui Dieu a donné de rayonner une sorte de joie spirituelle naturelle. Oui, Ludmilla était de celles-là. Toute sa vie elle a assumé sa paralysie, sa maladie, et en même temps elle a porté la Joie de la Résurrection qu’elle a su partager avec autant de personnes, comme en témoigne la foule qui s’est déplacée aujourd’hui. Monseigneur Paul de Tracheia lors des funérailles

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