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Πέμπτη 8 Οκτωβρίου 2026

Perdu volontairement dans le Paradis de la Montagne des Saints..




Errer dans les grottes et sur les montagnes.

« Le mont Athos exige des jambes solides », « La marche, c’est l’essence même de la Montagne » : voilà ce que j’entends sans cesse. Et je suis d’accord. Partager la voie des anciens — du moins dans le mouvement, si ce n’est en tout le reste. Respirer le souffle de la forêt et voir s’évanouir toute interrogation sur le choix de ce lieu géographique précis pour la fondation et l’épanouissement de la communauté monastique. Écraser les feuilles sèches sous ses pas et ressentir l’envie de s’excuser, même auprès d’elles, d’avoir troublé leur quiétude par sa présence superflue. Boire l’eau des sources et des puits sacrés en percevant l’arrière-goût salé de la sueur des ascètes qui y a ruisselé durant des siècles. Croiser un semblable sur son chemin et échanger la salutation de la Résurrection. S’asseoir sur un rocher qui, peut-être, abrite en son sein des reliques sanctifiées. Et, plus doux encore : savoir que ce séjour n’est que de courte durée — très courte. Savoir que l’on repartira vers son lieu de ministère, à des milliers de kilomètres de là. Cela — Dieu seul sait comment — exalte la douceur du lieu. À tel point, d’ailleurs, que l’on en reste insatiable. Photographie :

Perdu volontairement dans le Paradis de la Montagne des Saints.

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